L’Institut d’études avancées de Paris (IEA de Paris)
La vocation de l’Institut d’études avancées de Paris est de faire avancer la recherche dans toutes les disciplines qui relèvent des sciences humaines et sociales ou sont liées à elles.
L’Institut accueille des chercheurs de renommée internationale, qu’il accompagne en organisant des séminaires, colloques et réunions scientifiques, de préférence avec le concours de collègues français. La durée des séjours varie de cinq à neuf mois. Chaque candidature est soumise à une évaluation approfondie, fondée sur l’excellence du projet et la carrière du chercheur. La procédure est très sélective. Le Conseil scientifique qui évalue les candidatures est composé de chercheurs indépendants et internationalement reconnus.
Les résidents se voient proposer des logements ainsi que des bureaux, tout comme, dans la mesure du possible, une compensation financière pour les frais afférents à leur séjour. L’Institut fait partie intégrante du système académique français, il est lié aux principales universités et institutions de recherche de la région parisienne mais n’est dirigé par aucune université, entreprise ou institution gouvernementale particulière.
L’IEA est financé par la Fondation Maison des sciences de l’homme, le Réseau français des instituts d’études avancées, la Ville de Paris, le Conseil régional d’Île-de-France, comme par plusieurs universités et établissements d’enseignement supérieur de la région parisienne. Ses bureaux se trouvent actuellement dans le sud de Paris, avenue de France, à côté de la bibliothèque Nationale de France, au sein d’un bâtiment (« Le France ») qu’il partage avec ses membres fondateurs : l’École des hautes études en sciences sociales, la Fondation Maison des sciences de l’homme et le Réseau français des instituts d’études avancées.
D’autres Instituts d’études avancées
Le premier Institut d’études avancées fut créé à Princeton, en 1930. Il se proposait d’accueillir des chercheurs provisoirement dégagés de leurs obligations universitaires. Il joua un rôle déterminant dans l’accueil de savants qui fuyaient l’Allemagne nazie parmi lesquels Albert Einstein, Kurt Gödel et John von Neumann. L’institut est devenu au fil du temps un modèle universel qui a inspiré la création d’institutions similaires aux États-Unis (comme ceux de Stanford, Radcliff, North Carolina et la Fondation Russell à New York) et en Europe (tels ceux de Berlin, Budapest, Wassenaar, Uppsala, Vienne, Lyon, Nantes et Marseille). De structure et de taille très différentes les unes des autres, publiques ou privées, dotées d’un corps permanent de chercheurs ou non, toutes ces institutions ont en commun d’inviter des chercheurs confirmés en provenance de toutes les institutions académiques du monde pour leur permettre de poursuivre leurs recherches, libérés de toute tâche d’enseignement et d’administration, dans une atmosphère conviviale.
Être un résident de l’Institut
La raison d’être de l’Institut est de créer des liens entre ses résidents et leurs collègues français, en premier lieu à Paris et en Île-de-France. Il incite donc ses résidents à collaborer avec des chercheurs de la région, à présenter leurs recherches dans des séminaires, colloques et conférences. Ce séjour doit leur permettre de s’investir pleinement dans la vie scientifique et culturelle de la Ville. Tout en restant libres d’organiser leur temps comme ils l’entendent, les résidents sont invités à contribuer autant que faire se peut aux activités quotidiennes de l’Institut, en participant aux séminaires et aux réunions.
Les conditions financières proposées par l’IEA de Paris au futur résident tendent vers le modèle de rémunération fréquemment adopté par les IEA selon la formule : « ni gain, ni perte ». Dans la mesure de ses possibilités, l’IEA de Paris veille à préserver le niveau de vie du résident des surcoûts causés par son séjour à Paris. Il héberge un certain nombre de ses chercheurs à la Maison Suger, située au cœur du Quartier latin, et aide les autres à trouver un logement privé. Les dépenses de logement et de voyage sont assumées par l’Institut.
Gretty Mirdal
Directrice de l'IEA de Paris